Peinture au lavis en 3 etapes

Dans cet article, comme promis précédemment, je vous explique comment je peins au lavis (donc à l’encre sépia, ou noire, ou grise, ou bleu…) dans les transports en commun, soit, pour moi : métro Parisien ou bus. Bien que ce dernier secoue beaucoup plus de certains métros ! Peu importe puisque c’est de l’entraînement au dessin…

IMPORTANT : la tenue est celle d’un gaucher. Donc le carnet et les outils sont tenus en main DROITE. Puisque je peins de la main gauche…

Je prépare une courte vidéo pour bien montrer ma façon de pratiquer…

 

Ma technique de peinture au lavis

Trois outils et leur capuchon : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau. Photo annotée : Richard Martens.
Trois outils et leur capuchon : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau. Photo annotée : Richard Martens.

J’ai eu l’occasion, l’autre jour, dans un magasin de produits artistiques, d’expliquer ma façon de faire à trois personnes, qui sont reparties, enthousiastes, en achetant les pinceaux à eau, et à encre, bleue pour l’une d’elle, sépia pour les deux autres…

Voici ce que je leur ai expliqué et montré, car j’avais ma sacoche d’outils avec moi…

Trois outils et leur tenue

Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau. Photo annotée : Richard Martens.
Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau. Photo annotée : Richard Martens.

Pour peindre :

  • je prends, dans la main qui ne dessine pas (pour moi la main droite), le carnet (que j’ouvre) et trois outils.
  • j’ôte (et je « range ») les capuchons des trois outils ;
  • puis je les tiens en main (bien sûr toujours dans celle qui ne dessine pas), dans la « fourche » du pouce, entre le pouce et l’index ;
  • ensuite j’utilise un outil à la fois, que je remets en place dès que j’en prend un autre.

Très important : les pointes des outils sont vers le haut, sans capuchon !

Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau. Photo : Richard Martens.
Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau. Photo : Richard Martens.

Tous les outils sont tenus avec les pointes dégagées (des capuchons) ET dirigées vers le haut ! J’ai bien écrit : pointes vers le haut, vers le plafond, vers le ciel. Cela peut paraitre bizarre. C’est le cas. Vous allez comprendre dans un instant, si vous continuez de lire !

Les pointes dégagées signifient que les bouchons et autres capuchons sont ôtés !

La disposition des outils étant faite, passons à leur utilisation.

 

3 étapes pour utiliser les 3 outils !

Le principe est simple. En voici les trois étapes, qu’on répéte aussi longtemps que nécessaire…

Etape 1 : dessiner…

Dessin au lavis, dans le métro, par Richard Martens.
Dessin au lavis, dans le métro, par Richard Martens.

Je commence par dessiner, directement au feutre fin indélébile, ici de couleur sépia.Ou au stylo-bille. Bien sûr, cela pourrait aussi être un porte-mine de crayon graphite en 0,5 mm…

A ce stade, cela implique d’agir promptement, sans tergiverser. D’où l’intérêt que je me mettre immédiatement dans ce que je nomme « l’état de grâce du dessinateur » – ou de la dessinatrice, pour vous Mesdames ! Ou pour le dire autrement, « dessiner de façon réaliste, grâce au cerveau droit ».

 

Etape 2 : poser une touche d’encre à la fois !

Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau) et d'un carnet d'une seule main. Photo : Richard Martens.
Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau) et d’un carnet d’une seule main. Photo : Richard Martens.

Dès que j’estime avoir terminé le dessin, je saisis le pinceau à encre, sépia par exemple, et je place un accent. Je place d’abord une valeur, là où j’estime être du noir, ou proche du noir

Et immédiatement je « pose » le pinceau à encre, et je saisis le pinceau à eau…

Important : une seule touche d’encre sombre et intense à la fois ! Pourquoi cela ? Parce que si j’en pose plusieurs, les dernières seront probablement sèches quand je poserais le pinceau à eau dessus !

 

Etape 3 : diluer et dégrader…

Le vitesse joue un rôle relativement important. En effet, je saisis le pinceau-réservoir d’eau afin de diluer et dégrader l’encre. Donc pour faire cela, il importe que l’encre ne soit pas sèche ! D’où l’intérêt – dès que j’ai posé de l’encre – de changer rapidement de pinceau, pour diluer et étaler l’encre…

 

Et recommencer : 1, 2, 3…

Et je recommence, jusqu’à l’obtention du résultat escompté… Une zone après l’autre !

 

Pourquoi placer la pointe des pinceaux vers le haut ?

Simplement, parce qu’en remettant vite les pinceaux, je vais peut-être me salir la main, et surtout, si je devais remettre les pinceaux, la pointe en bas, je risquerais d’abimer les pointes en écrasant les poils des pinceaux !

 

En résumé

Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau) et d'un carnet d'une seule main. Photo annotée : Richard Martens.
Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau) et d’un carnet d’une seule main. Photo annotée : Richard Martens.

Voici donc, pour mémoire, les étapes à suivre :

  1. Sortez le carnet et les outils.
  2. Placer-les dans la main qui ne dessine pas.
  3. Mettez les trois outils, POINTE VERS LE HAUT, ET ôtez les capuchons.
  4. Dessinez, en regardant beaucoup le modèle (titré « Etape 1 ci-dessus)…
  5. Encrez (titré « Etape 2 » ci-dessus)…
  6. Diluez et étalez (titré « Etape 3 » ci-dessus)…
  7. Recommencez les étapes 1 à 3 jusqu’à ce que vous estimiez le dessin fini. A moins que le modèle soit parti ! (;-{p}

 

Un dernier conseil pour vous entrainer…

Je vous invite à faire cela, d’abord chez vous. Tranquillement… Par exemple devant la télévision. Vous pouvez mettre un DVD ou la « boîte » (« box » en Franglais) en pause…

Ou bien vous pouvez poser une photo (revue de photographie, par exemple) sur un meuble, à portée d’yeux. Ou une photo imprimée ou affichée sur l’écran de votre ordinateur

Quel que soit le résultat, soyez lucide que c’est de l’entraînement. Et tant mieux s’il y a parfois un dessin qui vous plait…

 

Est-ce que cet article vous a donné envie de faire cela ?

Richard Martens (;-{D}

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Aquarelle et lavis – 002

Toujours en novembre 2016, et au début de décembre, j’ai continué de pratiquer le lavis, dans les transports en commun ou ailleurs, ainsi que l’aquarelle… Voici donc quelques nouveaux dessins…

Merci à Dorothée !

J’expliquerai en détail ma façon de faire dans le prochain article !

 

Lavis d’une jeune fumeuse à la gare de Lyon

Dessin au lavis d'une fumeuse devant la Gare de Lyon, par Richard Martens.
Dessin au lavis d’une fumeuse devant la Gare de Lyon, par Richard Martens.

Ce jour-là, le dimanche 13 novembre, j’avais rendez-vous à la gare de Lyon, pour visiter l’exposition consacrée au Studio Walt Disney, au Musée des Arts ludiques, avec des amies. Comme j’étais un peu en avance, j’en ai profité pour réaliser quelques lavis dehors, devant l’entrée. Qui était le lieu de rendez-vous convenu.

Cette page et la suivante sont extraites d’un carnet de format A6 environ.

J’ai réalisé ce lavis avec deux pinceaux et un feutre :

  • un pinceau-réservoir à encre de couleur sépia ;
  • un pinceau-réservoir d’eau ;
  • un feutre sépia indélébile fin.

Le dessin a été réalisé rapidement, environ 5 minutes, à peine le temps qu’une demoiselle, un peu à contre-jour, fume une cigarette, dans le vent.

J’ai commencé par la dessiner, à l’aide du feutre fin indélébile, de couleur sépia. Puis j’ai placé les valeurs, là où j’estime être du noir, ou proche du noir. Et immédiatement j’ai dilué et dégradé avec de l’eau…

Continuer la lecture de « Aquarelle et lavis – 002 »

Aquarelle et lavis – 001

Aux alentours du mois de novembre 2016, j’ai eu envie de me remettre à peindre à l’aquarelle et aussi au lavis. Qui est, je le rappelle de l’encre diluée ou (diront certains) de l’aquarelle monochrome… Avec le désir de pratiquer cela, aussi dans les transports en commun ! Ce que j’ai fait. Cela fait, bien sûr, partie de ma pratique quasi quotidienne. Simplement, il s’agit de dessins ou de croquis réalisés avec du liquide ! Donc de l’encre ou de l’aquarelle. D’où le titre et la dissociation d’avec les articles précédents.…

 

Quelques portraits au lavis durant un voyage en métro

Croquis au lavis de voyageurs dans le métro Parisien, par Richard Martens.
Croquis au lavis de voyageurs dans le métro Parisien, par Richard Martens.

Comme je l’indiquais précédemment, il s’agit de dessins rapides, fait dans le métro. Donc les « voyageurs-modèles-involontaires » peuvent descendre à n’importe quelle station, ou être cachés par d’autres passagers… Continuer la lecture de « Aquarelle et lavis – 001 »

Dessiner chaque semaine-0002

Comme je l’ai écrit dans le premier article, je ne montrerai pas tous les dessins que j’ai réalisé durant le mois de janvier, car une grande partie correspond aux exercices proposés par Renata Dessin1. Ceci afin de ne pas déflorer son programme…

Voici donc les dessins que j’ai retenu pour cette deuxième semaine de janvier 2016. Agrémenté de quelques commentaires, que j’espère pragmatiques…

 

Une statue peinte au lavis

Dessin à partir d'une photo d'une statue de jeune femme, réalisé au lavis, par Richard Martens.
Dessin à partir d’une photo d’une statue de jeune femme, réalisé au lavis, par Richard Martens.

Sur un carnet de croquis au format A5, je suis parti d’une photo d’une sculpture de Gérard Ramon. Photo figurant sur un carton d’invitation…

Comment ai-je fait ?

Continuer la lecture de « Dessiner chaque semaine-0002 »

INKtober2016 – RM-08

Toujours en retard… Cependant, je continue avec un dessin par jour, SANS crayonné. Directement à l’encre ! Pour le numéro 8 d’INKtober, Jake Parker, le créateur de #INKtober1, a proposé le mot « Roche ».

Je participe – à petite vitesse régulière – à #INKtober2016 car Renata Dessin nous a proposé d’y participer2. C’est donc grâce à elle que je publie…chaque jour ! Et comme chaque jour, après avoir publié ce texte, je placerai cette image sur le Groupe Facebook : AteliersCréatifs-Renata3. (:-{0}

INKtober2016 nº 8 – Roche

Dessin d'une roche. Réalisé au stylo-bille noir & au rouge, avec un lavis gris sur papier blanc, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 8 : "Roche". #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens
Dessin d’une roche. Réalisé au stylo-bille noir & au rouge, avec un lavis gris sur papier blanc, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 8 : « Roche ». #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens

Pour illustrer le mot « Roche », comme vous pouvez le voir, j’ai dessiné – une fois n’est pas coutume – littéralement l’objet lié au mot. Ceci au premier degré : un… caillou ! Ne me demandez pas de quelle roche il s’agit… Je l’ignore. Au collège Jean-Jaurès où j’allais, adolescent, le Directeur, M. Leroux, m’avait exceptionnellement autorisé à faire l’impasse sur le cours de Géologie. Comme je n’ai pas mis le nez dans un livre concernant cette matière, mes connaissances dans ce domaine sont proche de zéro…

Il s’agit, là encore, d’un dessin d’observation. J’aime beaucoup pratiquer le dessin d’observation. Et j’aime les minéraux. J’ai choisi celui-ci car j’aime bien sa couleur brique, presque rouge

Et je n’ai pas cherché une idée originale, car j’avais très envie de dessiner une pierre ! Bien que j’ai eu – sans chercher d’ailleurs – d’autres idées ! Que je ferais peut-être en décembre ? Car l’une d’elle m’amuse beaucoup…

La technique employé pour « Roche »

Le papier est fin et blanc, là aussi – 90 g/m2. La feuille est au format A4.

Le dessin respire, car il est petit dans la page. Il mesure environ 9 cm.

J’ai modelé l’objet au stylo-bille rouge — la dominante de cette pierre, avec de nombreuses hachures et contre-hachures.

Quand j’ai utilisé un pinceau à lavis gris (de l’encre diluée), cela a seulement été pour de très petites zones.

Comme il y a des parties blanches sur la pierre, j’ai pratiqué des réserves (cf. l’article 07, « Perdu »)4.

Toujours une reproduction légèrement agrandie, pour permettre le partage des connaissances

Comme pour l’article nº 07, « Perdu », j’ai calligraphié le texte. Sur ce papier, qui – vraiment ! – n’est absolument pas apte à recevoir la plume !

Merci de me laisser un commentaire ci-dessous pour me dire si cet article vous apporte quelque chose ?

Richard Martens (:-{D}

Texte version 1.1


Notes

Voici les liens de l’article. Si un lien est brisé dans le corps de l’article, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Jake Parker, qui a conçu #INKtober : https://www.facebook.com/inktober/?fref=ts
  2. Renata Dessin nous a proposé d’y participer, avec son blog « Dessinons ensemble » : http://lesimages2renata.com/
  3. Groupe Facebook « AteliersCréatifs-Renata » : https://www.facebook.com/groups/DessinezAvecRenata/
  4. des réserves (cf. l’article 07, « Perdu ») : http://richard-martens-peintre-illustrateur.com/inktober2016-rm-07/

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INKtober2016 – RM-07

Pour le numéro 7 d’INKtober, Jake Parker, le créateur de #INKtober1, a proposé le mot « Perdu ». Pour les personnes qui l’ignorent, c’est toujours sans crayonné. Je le rappelle, car certaines personnes au vu de mes dessins, ont cru qu’un crayonné était possible. Donc directement à l’encre comme le nom Anglo-Saxon le laisse clairement entendre. « Ink » égale « Encre ». Et « Tober » est le raccourci de « October » (« octobre »).

Renata Dessin nous a proposé de participer2 à #INKtober2016. C’est d’ailleurs grâce à elle que j’y participe. Après la publication de cet article, comme d’habitude, je posterai ce dessin dans son Groupe Facebook : AteliersCréatifs-Renata3. (:-{0}

INKtober2016 nº 7 – Perdu

Dessin d'un pendule en bois. Réalisé au stylo-bille noir, avec un lavis gris sur papier blanc, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 7. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens
Dessin d’un pendule en bois. Réalisé au stylo-bille noir, avec un lavis gris sur papier blanc, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 7. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens

Pour illustrer le mot « Perdu », j’ai dessiné un pendule en bois foncé.

Il s’agit d’un dessin d’observation. Pour le dire autrement, j’ai posé le pendule devant moi. Avec un peu de pâte adhésive sous lui, de façon à ce qu’il ne roule pas. J’ai choisi l’angle de l’axe médian de l’objet. Et j’ai disposé le fil – double – d’une façon que j’estimais harmonieuse…

Pourquoi un pendule ? Grâce à un remue-méninges !

Quel a été ma démarche en pensant à ce mot ? Comment trouver des idées à partir d’un mot ? En se posant des questions en rapport direct avec le mot !

Je me suis donc demandé : qu’est-ce qui connote une perte, dans le sens de « perdu » ? Ce qui peut donner des pistes…

puis, quand on perd quelque chose – ou quelqu’un, en dehors du petit Poucet, que j’ai failli illustrer –, comment fait-on pour le retrouver ? Ce qui est une autre approche, qui génère d’autres réponses

Et j’ai fait une sorte de remue-méninges. Un « brainstorming » en Franglais… En est ressorti une liste. Si possible une liste concrète. Je veux dire par là, une liste de « choses » concrètes. Pas abstraites. Donc comme des objets, des personnages, des images… Voici le début de ma liste d’éléments observables, imagés  :

  • Le petit Poucet ; des cailloux ; de la mie de pain ;
  • le Bureau des objets trouvés ;
  • Saint Antoine de Padoue, qu’on est censé prier quand on perd quelque chose ;
  • ce brave Tryphon, ancien pratiquant de la boxe Française;
  • etc.

Le pendule de Tryphon !

Et tout à coup ! Euréka ! Que fait ce brave Tryphon, quand il perd quelque chose ou cherche son chemin ? Il utilise un… Pendule !

Et vous me direz : – « Qui est ce Tryphon ? » Voyons… vous ne connaissez que lui ! Tryphon est le prénom du Pr. Tournesol ! L’ami de Tintin et du Capitaine Haddock.

Voilà ! Vous savez tout ! Ou presque…

Pourquoi suivre la liste de Jake Parker ?

pourquoi ai-je choisi d’illustrer les mot de la liste de Jake Parker, traduite en Français4 (cf. #thefrenchINKtober2016) ?

Tout simplement, parce que trouver des idées est amusant, pour moi. Et m’entraine à être créatif ! Ensuite, il n’y a plus qu’à…

La technique employé pour « Perdu »

Pour le papier, il est fin et blanc – 90 g/m2. La feuille est au format A4.

Le dessin mesure environ 9 cm. Donc assez petit dans la page. Comme on dit en terme professionnel, il respire dans la page.

Les premiers tracés ont été fait avec une main légère pour les constructions. Avec un stylo-bille noir, sans crayonné (cf. la règle du jeu).

Puis, comme précédemment, j’ai modelé l’objet au stylo-bille avec de nombreuses hachures et contre-hachures… Et j’ai pris le temps de bien faire le double fil qui vrille un peu…

Enfin j’ai utilisé un pinceau à lavis gris (de l’encre diluée), et j’ai fait un dégradé pour renforcé l’aspect « arrondi » du pendule sur presque toute la surface. Et en pratiquant des réserves. C’est le nom pour les parties du papier qui restent vierges de lavis. Donc les blancs des éclats, c’est le blanc du papier.

Quand j’ai « scanné », j’ai veillé à garder la reproduction un peu plus grande que le dessin. Pourquoi ? Parce que certaines personnes m’ont demandé comment je faisait mes hachures. Avec une reproduction légèrement agrandie, cela leur permet de mieux voir… Et probablement de voir la réponse, de mieux savoir…

Enfin, avec « Faute ! Oh ! Chope !« , j’ai utilisé simplement les deux pipettes pour le noir et pour le blanc, comme sur l’original… si le papier est ivoire ou coquille d’oeuf, bref s’il n’est pas blanc, je n’utilise que la pipette noire. Et je fais le reste « à la main »…

Ah ! J’allais oublié… Comme j’aime la calligraphie, que je la pratique et que je l’enseigne depuis de nombres années, j’ai calligraphié le texte. Et là ! horreur, j’ai réalisé que ce papier n’était pas adapté à la… plume !

 

Article utile ? Pensez à me le faire savoir en commentant ci-dessous. Merci d’avance de le faire maintenant.

Richard Martens (:-{D}

Texte version 1.1


Notes

Voici les liens de l’article. Si un lien est brisé dans le corps de l’article, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Jake Parker, qui a conçu #INKtober : https://www.facebook.com/inktober/?fref=ts
  2. Renata Dessin nous a proposé d’y participer, avec son blog « Dessinons ensemble » : http://lesimages2renata.com/
  3. Groupe Facebook « AteliersCréatifs-Renata » : https://www.facebook.com/groups/DessinezAvecRenata/
  4. Liste de Jake Parker, traduite en Français : https://www.facebook.com/Inktober2012/?fref=ts

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INKtober2016 – RM-06

Le numéro 6 d’INKtober, « Caché », est le mot proposé par Jake Parker, le créateur de #INKtober1. Bien sûr à l’encre, sans crayonné…

Après la publication de cet article, je posterai ce dessin sur le Groupe privé Facebook de Renata Dessin, qui nous a proposé de participer2. D’autant que c’est grâce à elle que je participe à INKtober2016. (:-{0}

INKtober2016 nº 6 – Caché

Dessin d'un oeil "Caché" derrière une palissade. Réalisé au stylo-bille noir, avec un lavis gris sur papier teinté, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 6. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens
Dessin d’un oeil « Caché » derrière une palissade. Réalisé au stylo-bille noir, avec un lavis gris sur papier teinté, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 6. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens

J’ai beaucoup hésité sur la façon d’illustrer ce mot… Songeant à un miroir sans tain, à Sherlock Holmes déguisé en fauteuil, aux imageries d’Épinal… Et aussi à ces photos de personnes intégrées dans un décor. Au moins deux artistes pratiquent cela…

Or, ce qui relève de la photo peut être accepté par le spectateur, qui sait qu’il s’agit d’une photo. Même si la photo est truquée ! Des expériences scientifiques ont été faites, et ont montré que les gens peuvent facilement être victime d’illusions d’optique… ou de supercheries ! Et ne voient pas les trucages !

Alors que si on décalque une photo, le spectateur peut – parfois – avoir le sentiment que le dessin ou la peinture est « bizarre ». Quand le spectateur sait et voit qu’il s’agit d’un dessin ou d’une peinture !

J’ai donc renoncé à des personnages ou à des objets cachés dans l’image, à la façon des imageries d’Épinal. Et je me suis tourné vers ce qui montre clairement que quelqu’un se cache. Et là, m’est revenu le souvenir d’une exposition consacrée à Jacques Poirier, à la Galerie Michelle Boulet, dans les années 95 ! Jacques Poirier, le plus grand Maître du trompe-l’œil, avait peint un petit tableau représentant un (son ?) œil avec une trompe, titré : « Trompe-l’œil », bien évidemment. Car Jacques Poirier aimait le trompe-l’œil, la langue Française, les dictionnaires, les jeux de mots et les rébus !

Si l’objectif de Jacques Poirier était d’illustré ce rébus, j’ai réalisé que – pour moi ! – cet œil était caché !

Donc en manière d’hommage à Jacques Poirier, j’ai dessiné mon oeil, comme si j’étais caché, en train de regarder… le spectateur ! Au travers d’un trou dans une palissade. Un peu comme Charlot, qui assiste à un match sans payer…

Voici pourquoi j’ai choisi d’illustrer le mot de la liste de Jake Parker, traduite en Français3(cf. #thefrenchINKtober2016) : « Caché », de cette manière.

Technique pour « Caché »

Pour cette fois, j’ai pris un papier épais, de couleur ocre jaune pâle ! Proche du format A6. Un peu plus grand qu’une carte postale.

Là encore, j’ai tracé avec un stylo-bille noir, sans crayonné (cf. la règle du jeu). Et j’ai complètement modelé au stylo-bille. Tranquillement. Cela m’a pris du temps… Pour l’œil, pour la peau, pour les veines du bois…

Puis j’ai utilisé un pinceau à lavis gris (de l’encre diluée), et j’ai fait un aplat sur toute la surface représentant du bois.

À noter que cette reproduction est plus grande que la réalité.

Enfin, après un « scan », je passe toujours par l’opération « faut tôt chope ! », car le noir n’est pas noir comme sur l’original…

 

Cet article vous a t-il été utile ? Pensez que je ne peux le savoir que grâce à vos commentaires. Merci d’avance d’en laisser un.

Richard Martens (:-{D}

Texte version 1.0


Notes

Voici les liens de l’article. Si un lien est brisé dans le corps de l’article, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Jake Parker, qui a conçu #INKtober : https://www.facebook.com/inktober/?fref=ts
  2. Renata Dessin, qui nous a proposé d’y participer, avec son blog « Dessinons ensemble » : http://lesimages2renata.com/
  3. Liste de Jake Parker, traduite en Français : https://www.facebook.com/Inktober2012/?fref=ts

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INKtober2016 – RM-05

Voici le numéro 5 d’INKtober : « Triste ». C’est le mot proposé par Jake Parker, le père de #INKtober1. Toujours à l’encre, et sans crayonné…

Après la rédaction de cet article, je vais le poster sur le Groupe privé Facebook de Renata Dessin, puisqu’elle proposer à chacun(e) de participer2. Et que c’est grâce à elle que je me suis très activement remis au dessin, en général, & à INKtober2016 en ce moment. (:-{0}

 

INKtober2016 nº 5 – Triste

Dessin d'une tombe monumentale du Père Lachaise pour "Triste", au pinceau-réservoir noir, lavis et aquarelle verte, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 5. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens
Dessin d’une tombe monumentale du Père Lachaise pour « Triste », au pinceau-réservoir noir, lavis et aquarelle verte, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 5. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens

Pour ce mot, j’ai su, presque tout de suite, que j’irai dessiner quelque chose, près de chez moi, au cimetière du Père Lachaise. Quoi ? Je ne le savais pas encore… Si ce n’est que ce sera une tombe. Car, pour moi, une tombe représente beaucoup plus qu’un bloc de pierre. Même s’il s’agit de la tombe d’une personne qui nous est inconnue. Et qui n’est pas la tombe d’une célébrité, dont on peut se sentir proche…

Une ancienne étudiante me fait l’honneur de bien vouloir dessiner avec moi à l’extérieur, une fois par semaine, juste pour pratiquer le dessin. De l’entraînement, en somme. Je lui ai proposé  d’aller au Père Lachaise. Elle a accepté l’idée. Et pour ce mot d’INKtober, j’ai décidé, selon le proverbe :

Faire d’une pierre deux coups

que je ferai d’une pierre… tombale, deux coups !

Oui, je sais… J’ai beaucoup de mal à résister à un jeu de mot…

Nous nous sommes fixé, assez vite, sur un tombeau. Et j’ai commencé d’illustrer le mot de la liste de Jake Parker, traduite en Français3(cf. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016) : Triste.

 

Détail & technique de « Triste »

Extrait du dessin d'une tombe monumentale du Père Lachaise pour "Triste", au pinceau-réservoir noir, lavis et aquarelle verte, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 5. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens
Extrait du dessin d’une tombe monumentale du Père Lachaise pour « Triste », au pinceau-réservoir noir, lavis et aquarelle verte, par Richard Martens, pour #INKtober2016 nº 5. #thefrenchINKtober #thefrenchINKtober2016 #INKtober #INKtober2016 @jakeparker #RichardMartens

Concernant la technique, j’ai utilisé un bloc de papier aquarelle de format 15 x 23 cm. Donc proche du format A5. J’ai dessiné directement avec un stylo-bille noir sans crayonné (c’est la règle du jeu). Des tracés très légers…

Puis j’ai utilisé trois pinceaux :

  • un pinceau-réservoir noir ;
  • un pinceau à lavis gris (encre diluée) ;
  • un pinceau à eau4.

Comme on peut le voir sur ce fort agrandissement, j’ai placé des touches de pinceau noir pour poursuivre la « construction » du dessin, en alternant avec le modelé des nuances de gris.

Parfois en pratiquant des touches qu’on nomme « mouillé sur sec », donc sur le papier sec. Et parfois « mouillé sur mouillé », en utilisant le pinceau à eau AVANT de poser des touches de gris ou de noir.

Vous aurez donc compris que ces expressions indiquent, dans l’ordre :

  • d’abord le pinceau (forcément mouillé) ;
  • puis le papier (sec ou mouillé). S’il est mouillé, c’est avec de l’eau, donc sans couleur.

Enfin j’ai décidé de terminer en plaçant des ajouts d’aquarelle verte.

Résultats de « mouillé sur sec » & de « mouillé sur mouillé »

« Mouillé sur sec » donne des touches nettes, avec des contours précis, et parfois le bords des contours un peu plus « sombres » que l’intérieur de la touche.

« Mouillé sur mouillé » donne des contours flous, et permet des dégradés.

Ces deux façons de faire se pratiquent avec l’aquarelle, et aussi comme ici, avec le lavis – en général, il s’agit d’encre de Chine diluée. Et on peut aussi pratiquer avec tous les produits liquides ou solubles dans l’eau : gouache, acrylique, encre aniline, encre acrylique, tempera (peinture à l’œuf), peinture à la caséine, etc.

 

Cet article vous a t-il été utile ?  Ou agréable ? Merci de me le faire savoir, ci-dessous, dans les commentaires. Merci d’avance.

Richard Martens (:-{D}

Texte version 1.0


Notes

Voici les liens de l’article. Si un lien est brisé dans le corps de l’article, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

  1. Jake Parker, qui a conçu #INKtober : https://www.facebook.com/inktober/?fref=ts
  2. Renata Dessin, qui nous a proposé d’y participer, avec son blog « Dessinons ensemble » : http://lesimages2renata.com/
  3. Liste de Jake Parker, traduite en Français : https://www.facebook.com/Inktober2012/?fref=ts
  4. Pinceau à eau : c’est grâce à une de mes étudiantes, qui en utilisait un, il y a quelques années, que j’ai « découvert » l’existence de ce type de pinceau. Merci à elle… Un pinceau avec un réservoir, qui peut contenir de l’eau… Ou autre chose ? encre, aquarelle, etc. (;-{D}

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