Peinture au lavis en 3 etapes

Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau) et d'un carnet d'une seule main. Photo : Richard Martens. 150px.

Dans cet article, comme promis précédemment, je vous explique comment je peins au lavis (donc à l’encre sépia, ou noire, ou grise, ou bleu…) dans les transports en commun, soit, pour moi : métro Parisien ou bus. Bien que ce dernier secoue beaucoup plus de certains métros ! Peu importe puisque c’est de l’entraînement au dessin…

IMPORTANT : la tenue est celle d’un gaucher. Donc le carnet et les outils sont tenus en main DROITE. Puisque je peins de la main gauche…

Je prépare une courte vidéo pour bien montrer ma façon de pratiquer…

 

Ma technique de peinture au lavis

Trois outils et leur capuchon : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau. Photo annotée : Richard Martens.
Trois outils et leur capuchon : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau. Photo annotée : Richard Martens.

J’ai eu l’occasion, l’autre jour, dans un magasin de produits artistiques, d’expliquer ma façon de faire à trois personnes, qui sont reparties, enthousiastes, en achetant les pinceaux à eau, et à encre, bleue pour l’une d’elle, sépia pour les deux autres…

Voici ce que je leur ai expliqué et montré, car j’avais ma sacoche d’outils avec moi…

Trois outils et leur tenue

Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau. Photo annotée : Richard Martens.
Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau. Photo annotée : Richard Martens.

Pour peindre :

  • je prends, dans la main qui ne dessine pas (pour moi la main droite), le carnet (que j’ouvre) et trois outils.
  • j’ôte (et je « range ») les capuchons des trois outils ;
  • puis je les tiens en main (bien sûr toujours dans celle qui ne dessine pas), dans la « fourche » du pouce, entre le pouce et l’index ;
  • ensuite j’utilise un outil à la fois, que je remets en place dès que j’en prend un autre.

Très important : les pointes des outils sont vers le haut, sans capuchon !

Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau. Photo : Richard Martens.
Tenue de trois outils dans la fourche du pouce : feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau. Photo : Richard Martens.

Tous les outils sont tenus avec les pointes dégagées (des capuchons) ET dirigées vers le haut ! J’ai bien écrit : pointes vers le haut, vers le plafond, vers le ciel. Cela peut paraitre bizarre. C’est le cas. Vous allez comprendre dans un instant, si vous continuez de lire !

Les pointes dégagées signifient que les bouchons et autres capuchons sont ôtés !

La disposition des outils étant faite, passons à leur utilisation.

 

3 étapes pour utiliser les 3 outils !

Le principe est simple. En voici les trois étapes, qu’on répéte aussi longtemps que nécessaire…

Etape 1 : dessiner…

Dessin au lavis, dans le métro, par Richard Martens.
Dessin au lavis, dans le métro, par Richard Martens.

Je commence par dessiner, directement au feutre fin indélébile, ici de couleur sépia.Ou au stylo-bille. Bien sûr, cela pourrait aussi être un porte-mine de crayon graphite en 0,5 mm…

A ce stade, cela implique d’agir promptement, sans tergiverser. D’où l’intérêt que je me mettre immédiatement dans ce que je nomme « l’état de grâce du dessinateur » – ou de la dessinatrice, pour vous Mesdames ! Ou pour le dire autrement, « dessiner de façon réaliste, grâce au cerveau droit ».

 

Etape 2 : poser une touche d’encre à la fois !

Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau) et d'un carnet d'une seule main. Photo : Richard Martens.
Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau) et d’un carnet d’une seule main. Photo : Richard Martens.

Dès que j’estime avoir terminé le dessin, je saisis le pinceau à encre, sépia par exemple, et je place un accent. Je place d’abord une valeur, là où j’estime être du noir, ou proche du noir

Et immédiatement je « pose » le pinceau à encre, et je saisis le pinceau à eau…

Important : une seule touche d’encre sombre et intense à la fois ! Pourquoi cela ? Parce que si j’en pose plusieurs, les dernières seront probablement sèches quand je poserais le pinceau à eau dessus !

 

Etape 3 : diluer et dégrader…

Le vitesse joue un rôle relativement important. En effet, je saisis le pinceau-réservoir d’eau afin de diluer et dégrader l’encre. Donc pour faire cela, il importe que l’encre ne soit pas sèche ! D’où l’intérêt – dès que j’ai posé de l’encre – de changer rapidement de pinceau, pour diluer et étaler l’encre…

 

Et recommencer : 1, 2, 3…

Et je recommence, jusqu’à l’obtention du résultat escompté… Une zone après l’autre !

 

Pourquoi placer la pointe des pinceaux vers le haut ?

Simplement, parce qu’en remettant vite les pinceaux, je vais peut-être me salir la main, et surtout, si je devais remettre les pinceaux, la pointe en bas, je risquerais d’abimer les pointes en écrasant les poils des pinceaux !

 

En résumé

Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d'eau) et d'un carnet d'une seule main. Photo annotée : Richard Martens.
Tenue de trois outils (feutre tubulaire, pinceau-réservoir à encre et pinceau-réservoir d’eau) et d’un carnet d’une seule main. Photo annotée : Richard Martens.

Voici donc, pour mémoire, les étapes à suivre :

  1. Sortez le carnet et les outils.
  2. Placer-les dans la main qui ne dessine pas.
  3. Mettez les trois outils, POINTE VERS LE HAUT, ET ôtez les capuchons.
  4. Dessinez, en regardant beaucoup le modèle (titré « Etape 1 ci-dessus)…
  5. Encrez (titré « Etape 2 » ci-dessus)…
  6. Diluez et étalez (titré « Etape 3 » ci-dessus)…
  7. Recommencez les étapes 1 à 3 jusqu’à ce que vous estimiez le dessin fini. A moins que le modèle soit parti ! (;-{p}

 

Un dernier conseil pour vous entrainer…

Je vous invite à faire cela, d’abord chez vous. Tranquillement… Par exemple devant la télévision. Vous pouvez mettre un DVD ou la « boîte » (« box » en Franglais) en pause…

Ou bien vous pouvez poser une photo (revue de photographie, par exemple) sur un meuble, à portée d’yeux. Ou une photo imprimée ou affichée sur l’écran de votre ordinateur

Quel que soit le résultat, soyez lucide que c’est de l’entraînement. Et tant mieux s’il y a parfois un dessin qui vous plait…

 

Est-ce que cet article vous a donné envie de faire cela ?

Richard Martens (;-{D}

Texte version 1.0


Note

Comme d’habitude, voici le lien de l’article, au cas où il serait brisé dans le corps de l’article… Si c’est le cas, il vous suffit de faire un copier-coller du lien ci-dessous, et de le coller dans la barre de votre navigateur…

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Auteur : Richard Martens

Diplômé des Arts-Déco (Ensad) de Paris. Ancien étudiant des Beaux-Arts (Ensba) de Paris. Illustrateur & graphiste de formation. J'ai exercé pour la presse, l'édition, le jeu vidéo pendant environ 20 ans. Professeur de dessin, de peinture & de graphisme depuis 1984… Et j'enseigne le dessin réaliste en cerveau droit depuis 1986…